La pire protéine au monde

La protéine végétale texturée : un produit ultratransformé
Dérivée souvent du soja, et parfois du coton, la protéine végétale texturée a été inventée dans les années 1960 pour valoriser les résidus de la production d’huiles de graines, en particulier l’huile de soja. Ce produit est désormais largement utilisé dans divers aliments d’origine végétale, des burgers aux hot-dogs, en passant par les substituts de viande. La fabrication de cette protéine implique un processus de transformation intense au cours duquel l’huile, les nutriments et les fibres sont retirés, le tout soumis à des solvants chimiques comme l’hexane.

L’hexane, un composant également présent dans l’essence, sert à extraire les huiles de la matière première. Bien que ses effets toxiques soient principalement documentés en cas d’inhalation, son usage dans l’alimentation soulève des questions sur la sécurité à long terme de cette protéine.

L’effet d’appauvrissement en nutriments
Une autre problématique soulevée par la consommation de protéine végétale texturée réside dans son manque de nutriments essentiels. Contrairement aux sources de protéines complètes, elle ne contient ni vitamines, ni minéraux, ni fibres, tous éléments naturellement présents dans les sources animales ou végétales complètes. Pour compenser cette carence, l’organisme pourrait aller puiser dans les réserves de nutriments du foie et d’autres organes. Une autre forme de protéine similaire, l’isolat de protéine de soja, est d’ailleurs souvent associé à des problèmes de santé, notamment au niveau hépatique et biliaire. Ce type de protéine est largement utilisé dans des régimes de substitution où son processus de fabrication comprend l’acidification, le blanchiment et la déodorisation, un enchaînement qui altère la valeur nutritive de l’aliment.