Ces germes présentent-ils un risque pour la santé ?
Cette préoccupation est tout à fait compréhensible et revient fréquemment. Les germes accumulent une substance appelée solanine, que l’on retrouve naturellement dans le tubercule, mais dont la concentration augmente lors de la germination et lorsque la peau prend une teinte verte. En grande quantité, cette molécule peut être difficile à supporter pour l’organisme, en particulier chez les personnes sensibles.
La virologue Océane Sorel a récemment apporté des précisions bienvenues sur ce point : le danger ne réside pas dans la simple présence d’un germe, mais dans son degré de développement et l’aspect général du tubercule.
Dans quels cas peut-on encore les cuisiner ?
Bonnes nouvelles : une pomme de terre qui germe n’est pas automatiquement à jeter. Si les pousses sont encore courtes (moins d’un centimètre), que la chair est toujours ferme, sans coloration verdâtre ni signe de ramollissement, elle peut tout à fait être consommée.
La procédure à suivre est alors claire : enlevez soigneusement tous les germes, épluchez généreusement, et choisissez un mode de cuisson adapté. Cette dernière n’élimine pas miraculeusement la solanine, mais elle s’inscrit dans une démarche de prudence alimentaire tout à fait raisonnable.
Les signes qui indiquent qu’il est temps de les jeter
Pommes de terre germées et ratatinées
Certains indices ne laissent aucune place au doute. Si votre pomme de terre est devenue molle, flétrie, qu’elle montre des zones vertes ou que les germes sont longs et nombreux, il vaut mieux ne pas tenter le diable. Dans cette situation, la teneur en solanine est probablement trop élevée, et le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle.
