Lucas était seul. Aucun parent, aucun sac, aucun mot. Juste un dinosaure en peluche posé de travers. Lorsqu’il a haussé les épaules en disant que ses parents « avaient dû partir », j’ai ressenti un froid que je n’oublierai jamais.
Une décision qui se prend à deux
Ce soir-là, j’ai tout raconté à ma femme, Camille. Elle a écouté sans m’interrompre, puis m’a posé une seule question :
« Où est-il maintenant ? »
Nous n’avions rien planifié. Ni certitude, ni expérience. Mais parfois, la vie ne demande pas des garanties, seulement du courage. Une visite est devenue deux, puis trois. Et sans même nous en rendre compte, Lucas avait déjà trouvé une place dans nos cœurs.
Apprendre à faire confiance… lentement
Les débuts ont été difficiles. Lucas dormait à même le sol, comme s’il craignait que le lit ne disparaisse. Il nous appelait « Docteur » et « Madame », comme si nous aimer trop fort pouvait nous faire fuir.
