L’évolution de la proximité affective : impacts du vieillissement sur le corps et l’âme

L’équilibre hormonal, une danse délicate
Les liens affectifs et les gestes tendres sont de puissants déclencheurs naturels pour la sécrétion d’hormones clés du bonheur : l’ocytocine (qui renforce les liens), la dopamine (associée à la récompense) et les endorphines (qui apaisent). Lorsque ces moments de proximité se font plus rares, cette douce alchimie biochimique peut s’amoindrir, risquant de perturber notre équilibre intérieur.

Pour les femmes, la période de la ménopause, marquée par une baisse des œstrogènes, peut modifier la libido, le confort physique et la relation au corps. Chez les hommes, la diminution progressive de la testostérone influence l’énergie vitale, le désir et même la tonicité musculaire. Si l’éloignement physique n’est pas la cause première de ces changements, il peut en accentuer les ressentis en privant le corps d’un régulateur émotionnel précieux. Le bien-être hormonal global peut alors se montrer plus fragile.