Des noms qui font vaciller
Les surnoms s’enchaînaient : affectueux, chaleureux, presque poétiques. Son estomac se noua. Chaque mot semblait confirmer ses peurs, chaque ligne l’entraînait un peu plus loin dans une spirale de suppositions. Elle se sentit soudain ridicule d’avoir cru à une histoire simple, rassurante, sans ombres ni failles. Le sol semblait se dérober sous ses pieds.
Le premier appel, la première claque
Tremblante, elle appuya sur un contact au hasard. Une voix répondit, familière, douce, immédiatement reconnaissable. C’était sa mère. La honte l’envahit d’un coup, brûlante. Elle bredouilla une excuse et raccrocha précipitamment, le cœur battant à tout rompre. Ce n’était qu’un malentendu… et pourtant, l’angoisse persistait.
Le soulagement de courte durée
Elle appela le second numéro. Cette fois, une voix joyeuse répondit, parlant d’un repas raté et de banalités du quotidien. Sa belle-fille. Un rire nerveux lui échappa. Le soulagement fut réel, mais fragile. Car il restait encore un nom. Un seul. Celui qui l’avait fait basculer dès le départ.
La femme de mes rêves
