Après la vague de froid et la neige, un « vortex polaire » va frapper ces villes de France ce week-end Un risque de neige sous surveillance

Chaque année, lors des grands épisodes de froid, les spécialistes évoquent le vortex polaire, une importante réserve d’air très froid stationnant habituellement autour du pôle Nord. Ces dernières semaines, les pays d’Europe du Nord ont connu des températures records à cause de ce phénomène. La Scandinavie, la Laponie ou encore la Sibérie ont aussi été fortement touchées, mais jusqu’ici, la France était épargnée par cette masse d’air.
Mais si la circulation atmosphérique venait à être modifiée, même légèrement, cet air glacial pourrait rapidement glisser vers le sud-ouest de l’Europe. Concrètement, cela se manifesterait par une baisse assez brutale des températures ainsi que par des chutes de neige à basse altitude, notamment dans les régions où l’air froid continental serait susceptible d’entrer en conflit avec des masses d’air plus douces venues de l’Atlantique.
Thermomètre neige© Shutterstock
Le “vortex polaire” fait chuter les températures, notamment dans le nord de l’Europe
Même si la baisse des températures semble désormais de plus en plus probable pour la fin du mois de janvier et le début de février, les experts appellent à la prudence. Pour le moment, il est très difficile d’affirmer quelle sera l’intensité de la prochaine vague de froid. De nombreux facteurs peuvent la faire varier, comme l’orientation exacte des vents ou la trajectoire du jet-stream. Si l’air du vortex polaire se décale de quelques centaines de kilomètres, nous pourrions par exemple avoir de la pluie à la place de la neige.
L’air froid se maintient pour le moment dans les régions du nord et de l’est de l’Europe, à cause (ou grâce !) à un blocage anticyclonique. Les perturbations atlantiques circulent plus au sud, la France se retrouvant donc à la frontière de ces influences opposées. Si ce blocage se décale, alors le risque de neige devrait augmenter dans plusieurs régions. Mais s’il reste à l’est, il est peu probable de voir notre pays se couvrir d’un manteau blanc.