L’alerte n’était pas un exercice. Elle s’affichait sur les téléphones, les radios et les écrans avec une urgence glaciale, interrompant les conversations en plein milieu d’une phrase et les repas en pleine bouchée. Bien que qualifiée de « préventive », elle semblait indéniablement personnelle, comme si l’histoire elle-même s’était penchée pour parler.
Dans les villes frontalières, les capitales et les banlieues tranquilles, les gens s’arrêtaient pour assimiler ce que l’alerte impliquait. Ce n’était pas simplement une information ; c’était le signal qu’une chose longtemps redoutée se rapprochait dangereusement de la réalité.
